• Sylvain : Des histoires d’objets ? Ouh la, moi je n’ai aucune compétence…
  • DLRV : Oh, il doit bien y avoir des trucs, vu que tu n’aimes pas jeter
  • Sylvain : … je sais pas ... ah si! peut-être la fois où j’ai briqué la boîte à histoires des enfants et qu’ils ont bien recommencé à l’utiliser. J’étais assez fier de l’avoir rendu avec un aspect quasi neuf ! C’est vrai que pour moi, c’est un truc qui manque souvent dans les ressourceries. Souvent c’est peu soigné et ça ne donne pas envie d’acheter.

→ Dans Le soin des choses. Politiques de la maintenance, Denis Jérôme et David Pontille montrent que « À la différence de la réparation, la maintenance oblige d’une part à se préoccuper de ce qui ne fait pas événement et d’autre part à prendre en considération toutes celles et tous ceux qui y participent, qui ne sont ni héroïnes ni héros ». Les réparateurs et réparatrices sont des sauveurs et sauveuses d’objets. Les personnes qui les entretiennent n’ont pas un tel statut ! Nous avions observé dans un atelier de reconditionnement d’appareils électroménagers que les bénévoles sont motivés pour tester et réparer les objets, mais pas pour les briquer, alors que c’est la condition pour les rendre vendables.

Tout est dit! D'après une couturière bénévole d'un atelier de Limoges c'est un proverbe anglais "One stitch in time saves nine" : si un vêtement commence à avoir un petit trou, mieux vaut faire un petit point de couture qui se fait rapidement qu'attendre et devoir faire 9 points, plus complexes, plus visibles et plus chronophages. Et il s'applique à tous les objets : plus on attend longtemps plus ça devient de la réparation plutôt qu'une simple maintenance et plus ça deviendra même irréparable.